OTHON FRIESZ (1879 - 1949)

Né le 6 février 1879 au Havre.

Mort le 8 janvier 1949 à Paris. XXe siècles.

 

Peintre de compositions à personnages, portraits, figures, paysages, fleurs, natures mortes, aquarelliste, graveur, illustrateur. Fauve.

 

D'une famille de navigateurs havrais, il allait cependant souvent à Marseille, depuis 1885, chez ses oncles maternels. Lui aussi rêva, enfant, du grand large. Toutefois il dessina avec passion depuis l'âge de douze ans, et, après le lycée, ce fut à l'Ecole des Beaux-arts du Havre qu'il entra. Il y eut pour maître de 1896 à 1898, Charles-Marie Lhullier, qui avait été l'ami de Jongkind, et duquel, ainsi que Dufy et Braque, il garda toute sa vie un souvenir chaleureux. Il faisait connaître l'oeuvre de Chardin, Corot, Géricault et Delacroix à ses élèves. Puis, ayant obtenu une bourse départementale en 1898, Friesz vint à Paris et, tandis que ses amis Matisse, Rouault et Marquet étaient élèves de Gustave Moreau, s'inscrivit à l'Ecole des Beaux-arts, dans l'atelier de Léon Bonnat, où Dufy le rejoignit, mais qu'il ne fréquenta guère, préférant, au Louvre, faire des copies des oeuvres de Clouet, Véronèse, Rubens, Claude Lorrain, Delacroix. Son service militaire accompli en 1902 à Paris, ne l'avait qu'à peine écarté de la peinture. Vers cette époque, il rencontra Camille Pissarro, de qui il sollicita les conseils. Il commença jeune à faire de fréquents voyages, pas forcément lointains, à la recherche de motifs, en général de paysages, par exemple dans la Creuse vers 1903, à Anvers en 1905, et où il retourna en 1906 avec Braque, à la Ciotat, Cassis et à l'Estaque en 1906-1907 encore avec Braque.

A Paris, il a souvent changé de domiciles, jusqu'en 1914. Il s'installa avec Henri Matisse au Couvent des Oiseaux, de 1905 à 1910, c'est à dire en pleine période du fauvisme. En 1908, il vint se retremper à ses sources personnelles dans sa Normandie natale, où il est toujours retourné. En 1909, il fit un voyage à Munich avec Dufy, en 1911-12 un séjour au Portugal, en 1912 en Belgique. En 1914, il fut mobilisé, puis muté dans des services techniques, et ne fut démobilisé qu'en mars 1919, ayant réussi toutefois à garder une certaine autonomie. De 1914 à sa mort, il habita au 73 de la rue Notre-Dame des Champs, où il occupait ainsi l'ancien atelier de Bouguereau. Il faisait de fréquents retours au Cap-Brun près de Toulon, où il eut, après 1923, un propriété Les Jarres, et de nombreux retours en Normandie et au Havre.

De 1901 à 1903, il exposa au Salon des Artistes Français, ensuite à celui des Artistes Indépendants. A partir de 1906, il exposa annuellement au Salon d'Automne, dont il est devenu par la suite, membre du comité et du jury. En 1923, participa à la Fondation du Salon des Tuileries, dont il présida une des deux sections. Il a participé à d'innombrables expositions collectives à travers le monde. Il fit de nombreuses expositions personnelles à Paris, depuis la première: en 1904 Paris galerie des Collectionneurs, même année à la Société des peintres du Paris moderne, 1905 Paris galerie Berthe Well, en contrat avec la galerie Druet à partir de 1907, avec la galerie Katia Granoff à partir de 1924, enfin de décembre 1939 à sa mort avec la galerie Pétridès. Il a exposé à Paris, dans d'autres galeries que celles de ces contrats. En 1949, le Salon d'Automne lui a rendu un Hommage. En 1950, la galerie Charpentier lui organisa une rétrospective solennelle. Outre Paris, il a aussi exposé individuellement partout dans le monde de 1921 à 1995.

En 1925, il fut fait chevalier de la Légion d'Honneur, en 1933 officier, en 1937 commandeur. Parallèlement à son oeuvre proprement pictural, Friesz a illustré quelques ouvrages littéraires et réalisé certaines travaux de décoration.

 

Ses premières peintures datent de 1895, il était âgé de seize ans. Il montrait déjà dans ses paysages de Normandie une singulière maîtrise technique et la robustesse de sa vision. De la période des Beaux-arts du Havre, datent des nus, des paysages de Bretagne, une série de portraits. Puis de ses premières années parisiennes: des études de nus, le "grand" portrait de sa mère, de 1901, impressionnant de sûreté de main, et d'acuité psychologique, des vues de Paris avec la série du Pont-Neuf, des vues du Havre, les paysages de ses déplacements et voyages: la série du Val d'Ante, les paysages de la Creuse à Crozant où l'on décèle l'influence de Guillaumin. Avec le Paysage de la Tour Eiffel, en 1903 environ, il avait atteint tout ce que l'impressionnisme, et peut-être les conseils de Pissarro, pouvaient lui apporter en fait de vibration de la lumière. Il y atteignait même à un emploi des couleurs pures les plus stridentes, ce qui pouvait venir de l'exemple de Guillaumin, en même temps que parfaitement accordées, qui annonçait le fauvisme et en éclaire la génèse.

Les "fauves" faisaient de la peinture fauve avant que de le savoir, puisque ce fut en voyant leurs peintures au Salon des Indépendants de 1905 que le critique Louis Vauxcelles prononça le mot de fauve pour la première fois, et par dérision. On sait que Vlaminck et Derain oeuvraient ensemble et formaient à eux deux l'Ecole de Chatou. Friesz habitait en compagnie de Matisse. Après son premier voyage à Anvers en 1905, il y retourna en 1906 en compagnie de Braque. En 1906-1907, Friesz et Braque allèrent peindre à La Ciotat, où il retrouvèrent Matisse. Les peintures de Friesz à Anvers sont fauves, en ce qu'elles sont peintes de couleurs pures et à peu près libérées de la touche divisée des impressionnistes, le dessin sinon ne présentant pas encore de particuliarité. Celles de Braque l'année suivante, en particulier celle de La terrasse sur l'Escaut, présentent de grandes similitudes avec celles de Friesz sur le même motif. Déjà Friesz évite la dureté des aplats de couleurs pures en les modulant en minces glacis laissant jouer par transparence la blancheur du support, ce qui caractérise en propre toute son époque fauve. A La Ciotat, les styles de Friesz et de Braque se différencient totalement, Braque composant ses peintures sur des orthogonales horizontales et verticales et peignant par petites touches régulières espacées, tandis que Friesz développait cette écriture cadencée en larges arabesques de couleurs si personnelles. Une grande part des oeuvres fauves du Friesz a été produite dans le Midi, de cette époque date aussi le Portrait de Fernand Fleuret. Avec ces aplats de couleurs contenus dans les entrelacs d'un ample dessin tracé avec les couleurs pures, rythmé et dynamique, Van Gogh était compris de l'intérieur, hors toute anecdote et tout destin tragique. Cependant, à chaque pas dans ce Midi provençal se rencontrait encore l'empreinte de Cézanne, et, à travers lui, Poussin et les frères Le Nain.

 

ŒUVRES DE L'ARTISTE PRESENTES DANS LES MUSEES : MOSCOU - NEW YORK (Mus. of Mod. Art) - PARIS (Mus. d'Art Mod.) - LOS ANGELES - OSLO - CHICAGO - COPENHAGUE - VIENNE - WASHINGTON - ZURICH - SAINT-PETERSBOURG - SAINT-TROPEZ - STOCKHOLM - DETROIT - GENEVE - BERLIN - BRÊME - BRUXELLES - BUENOS AIRES - BALTIMORE - BELGRADE - BERGEN - LAUSANNE - LEEDS - LILLE - LE HAVRE - ARLES - ANVERS - ALBI - ARRAS.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Born in February 6th 1879 in Le Havre.

Died in January 8th 1949 in Paris. Twentieth century.

 

Painter of compositions with characters, portraits, figures, landscapes, flowers, still life, watercolor, engraver, illustrator. Fauve.

 

From a family of navidators from le Havre, however he was often in Marseille since 1885, with her maternal uncles. He also dreamed, as a child, of the open sea. However, he drew with passion since the age of twelve years, and after high school, he entered the School of Fine Arts of le Havre. His master from 1896 to 1898 was Charles-Marie Lhullier, who had been a friend of Jongkind, and from who, just like Dufy and Braque, he kept all his life a warm memory. He taught the art of Chardin, Corot, Delacroix and Géricault to his students. Then, having received a departmental award in 1898, Friesz came to Paris, and while his friends Matisse, Rouault and Marquet were students of Gustave Moreau, he attended courses at the School of Fine Arts in the Léon Bonnat's workshop where Dufy joined him, but he hardly attended, preferring the Louvre, to make copies of works by Clouet, Veronese, Rubens, Claude Lorrain, Delacroix. His military service he accomplished in 1902 in Paris, hadn't barely moved him away from painting. Around this time, he met Camille Pissarro, whom he sought advice. He started young to make frequent trips, not necessarily far in search of patterns, usually landscapes, for example in the Creuse around 1903, in Anvers in 1905, and where he returned in 1906 with Braque, in La Ciotat, Cassis and Estaque in 1906-1907 with Braque again.

In Paris, he often moved until 1914. He settled with Henri Matisse at the Couvent des Oiseaux, from 1905 to 1910, which is in the midst of Fauvism. In 1908, he came back to his homeland, his native Normandy, where he has always returned. In 1909, he traveled to Munich with Dufy, in 1911-12 a trip to Portugal, in 1912 in Belgium. In 1914 he was mobilized and transferred to technical services, and was demobilized in March 1919, having succeeded however to keep some autonomy. From 1914 to his death, he lived at 73 rue Notre Dame des Champs, where he occupied the Bouguereau's former workshop. He made ​​frequent returns to Cape Brun near Toulon, where he had, after 1923, a property Les Jarres and many returns to Le Havre and Normandy.

From 1901 to 1903 he exhibited at the Salon des Artistes Français, then that of Artistes Indépendants. From 1906, he exhibited annually in the Salon d'Automne, where he became thereafter a committee member of the jury. In 1923, the Foundation participated in the Salon des Tuileries, which he presided over one of the two sections. He has participated in numerous group exhibitions worldwide. He made numerous solo exhibitions in Paris, from the first : in 1904 in Paris at the Galerie des collectionneurs, same year the Société des Peintres modernes of Paris, in 1905 in Paris at the Galerie Berthe Well, under contract with the Galerie Druet in 1907, with the Katia Granoff gallery in 1924, and finally in December 1939 to his death with the gallery Pétrides. He has exhibited in Paris, in other galleries as these contracts. In 1949, the Salon d'Automne made ​​him a tribute. In 1950, the Galerie Charpentier organized him a solemn retrospective. Besides Paris, he also exhibited individually around the world from 1921 to 1995.

In 1925, he was made Chevalier of the Legion d'Honneur, in 1933 officer, Commander in 1937. Alongside his painterly work, Friesz has shown some literary works and made ​​some redecorating.

 

His first paintings date from 1895, he was sixteen years old. He already showed in his landscapes of Normandy a unique technical expertise and strength of his vision. From the period of Fine Arts of le Havre, dating nudes, landscapes of Britain, a series of portraits. Then his early years in Paris : studies of nudes, the "big" portrait of his mother, in 1901, awesome steady hand, and psychological acuity, views of Paris with the series of the Pont-Neuf, views of Le Havre, the landscapes of his travels and trips : the series of the Val d'Ante, the landscapes of the Creuse in Crozant where one detects the influence of Guillaumin. With Paysage de la Tour Eiffel, around 1903, he reached everything Impressionism, and perhaps the advice of Pissarro, could bring him about vibration of light. There stood a use of the most strident pure colors, which could come from the example of Guillaumin, along with perfectly matched, announcing Fauvism and illuminates the genesis.

"Fauves" made Fauve painting before they knew it, because it was since seeing their paintings at the Salon des Indépendants in 1905 that the critic Louis Vauxcelles pronounced the word fauve for the first time, and by derision. We know that Vlaminck and Derain were working together and formed them both the School of Chatou. Friesz lived with Matisse. After his first trip to Anvers in 1905, he returned in 1906 with Braque. In 1906-1907, Friesz and Braque went to paint in La Ciotat, where he regained Matisse. Friesz paintings in Anvers are fauve, in that they are painted in pure colors and almost free from the divided Impressionist dash, the drawing presenting no paricularity. Those of Braque next year, especially that of the Terrasse sur l'Escaut, are very similar to those of Friesz on the same grounds. Already Friesz avoids hardness flat areas of pure colors by modulating thin glaze leaving play-through the whiteness of support, which characterizes all his own Fauve time. In La Ciotat, styles of Friesz and Braque differ completely, Braque paintings composed on horizontal and vertical orthogonal and painting by small regular spaced dashes, while Friesz developed this dynamic writing with large arabesques of personal color. Most of Friesz works was produced in the South, from this time also dates the portrait of Fernand Fleuret. With these solid colors interlaced content in an ample plot design with pure colors, rhythmic and dynamic, Van Gogh was understood from the inside, outside and all anecdote tragic fate. However, at every step in this Midi Provencal still occurred footprint Cézanne, and, through him, Poussin and Le Nain brothers.

 

THE ARTIST WORKS PRESENTED IN THE MUSEUMS: PARIS (Mus. Art Mod) - MOSCOW - NEW YORK (Mus. of Mod Art ) - LOS ANGELES - OSLO - CHICAGO - COPENHAGEN - VIENNA - WASHINGTON - ZURICH - SAINT PETERSBURG - SAINT-TROPEZ - STOCKHOLM - DETROIT - GENEVA - BERLIN - BREMEN - BRUSSELS - BUENOS AIRES - BALTIMORE - BELGRADE - BERGEN - LAUSANNE - LEEDS - LILLE - LE HAVRE - ARLES - ANVERS - ALBI - ARRAS.

 

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