PAUL GUIGOU (1834 - 1871)

Né le 15 février 1834 à Villars-les-Apt (Vaucluse).

Mort le 21 décembre 1871 à Paris. XIXe siècle.

 

Peintre de paysages, aquarelliste, dessinateur.

 

Né de parents aisés, Paul Camille Guigou après des études secondaires dans sa province natale est destiné au notariat. Tout en faisant son stage dans une étude, il cède à ses dispositions pour le dessin et la peinture de paysage, et reçoit des encouragements d'Auguste Loubon, peintre estimé des manades provençales et directeur des Beaux-Arts de Marseille. Un premier voyage à Paris en 1856 le confirme dans sa vocation, et sa famille s'y résignant il quitte la Provence et se fixe à Paris en 1862. Il y travaille régulièrement, mais la nostalgie de la Provence le pousse à y retourner fréquemment. Vers 1866, court voyage en Algérie où il fait quelques paysages. Incorporé dans l'armée, il rentre à Paris en 1871, devint professeur de dessin de la baronne de Rothschild. Mais après un refroidissement, il meurt d'une congestion cérébrale à l'hôpital Lariboisière le 21 décembre 1871, âgé de 37 ans.

 

A partir de 1854, il participe régulièrement aux expositions de la Société Artistique des Bouches-du-Rhône qui réunit notamment les oeuvres de Couture, Jules Dupré, Corot, Monticelli, Millet, à celles d'artistes du cru. A Paris, il participe à divers Salons. Après sa mort prématurée, bien qu'entré au Louvre, Guigou tombe dans l'oubli, malgré l'exposition retrospective de 1927 à Paris au Musée du Luxembourg. A partir de 1938, après des expositions régulières dans les galeries parisiennes, sa renommée commence à s'étendre, et dans les orchestre si riche du paysage français du XIXe siècle, on lui accorde ainsi la place de soliste inspiré. Des expositions retrospectives lui sont désormais consacrées: 1959 à Marseille; 1987 à New York et Columbus; 1989 au Musée de Toulon.

 

En Provence, il peint surtout dans la vallée de la Durance, des petits panneaux de bois qui lui serviront pour des oeuvres plus importantes. Faute de succès, il donne quelques leçons de dessin et de peinture. Dans l'Île-de-France, il travaille dans la vallée de la Seine et du Loing. En 1870, la critique avec Théodore Duret commence à consacrer son talent. Paul Guigou ne fait rien pour l'y aider et sa réserve naturelle, son peu de goût pour la société et même la camaraderie des artistes font qu'il reste à peu près inconnu. Dans la seconde moitié du XIXe siècle français abondant en talents si divers, surtout dans la peinture de paysage, Paul Guigou rappelle les petits maîtres hollandais du XVIIe siècle dont son oeuvre a le climat moral. Modeste et obstiné, solitaire dans son travail, il ne subit pas d'influences marquantes, il est un peintre de terroir, de sa partie provençale d'une lumière si riche et d'un aspect si divers qu'il en est en quelque sorte envoûté dans la mesure ou son caractère peut le porter au lyrisme. En naturaliste qu'il est spontanément, il n'interprète pas, ni dans le sens historique ou romantique de ses prédécesseurs, ni dans la recherche d'effets atmosphériques et d'expressions plastiques des peintres impressionnistes et de leurs disciples. Toutefois, ses paysages sont bien composés dans leur format et animés par l'intégration naturelle de présences humaines. C'est un esprit fidèle, fervent, minutieux, et voilà en quoi on peut le rapprocher des Hollandais. Sa courte carrière, limitée à une douzaine d'années de travail régulier, se borne à exalter les beautés du pays natal, et s'il fallait résumer son oeuvre en quelques mots, on ne pourrait mieux faire que le mot de Mistral: "Il a su faire un portrait fidèle et éternel de sa petite patrie". En fait cet oeuvre peu nombreux, fait surtout de tableaux de petit format où il est plus inspiré que dans les grandes dimensions, pèse peu matériellement au premier abord dans le bilan abondant de la peinture de son époque. Mais le sentiment confidentiel de ces petits paysages, leur ferveur, leur fidélité, leur virilité qui porte leur auteur à des audaces vite contenues, le font apprécier pour la sincérité de l'auteur et l'originalité de son message. Bien qu'il n'ait pas fait école, Guigou fait mieux que laisser préssentir dans son oeuvre les recherches qui ont tenté plus tard de plus audacieux interprètes de la nature. En effet, il peut se montrer aussi bien sensible à des instants où le paysage se déchire sous l'attaque du Mistral, tels ceux qui captiveront Van Gogh, qu'au temps figé sous le soleil de midi qu'éternisera Cézanne. Mais il ne soulève pas de problèmes ni d'inquiétudes, sa carrière est harmonieuse. Malgré la brièveté de son existence, il a réussi à fixer la lumière de cette terre historique et à en incarner la diversité des aspects.

 

ŒUVRES DE L'ARTISTE PRESENTES DANS LES MUSEES : AIX-EN-PROVENCE - ALGER - EDIMBOURG - GENEVE - MARSEILLE - MONTPELLIER - PARIS (Mus. d'Orsay), (Mus. d'Art Mod.) - PERIGUEUX - TOULON - WASHINGTON.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Born in February 15th 1834 in Villars-les-Apt.

Died in 21st December 1871 in Paris. Nineteenth century.

 

Landscape painter, watercolorist, draftsman.

 

Son of wealthy parents, Paul Camille Guigou after high school in his native province started notaries studies. While doing his internship in an office, he yielded to his aptitude for drawing and landscape painting, and received encouragement from Auguste Loubon who was an estimated Provencal herds painter and director of the School of Fine Arts of Marseille. A first trip to Paris in 1856 confirmed his vocation, and his family resigned, he left Provence and settled in Paris in 1862. He worked there regularly, but the nostalgia of Provence pushed him to return frequently in the South. Around 1866, short trip to Algeria where he did some landscapes. Drafted into the army, he returned to Paris in 1871, became professor of drawing of Baroness of Rothschild. But after cooling, he died of a stroke at the Lariboisière hospital in December 21st 1871, at the age of 37.

 

From 1854, he regularly participated in exhibitions of the Société Artistique of Bouches-du-Rhône that included works of Couture, Jules Dupré, Corot, Monticelli, Millet, to those of artists vintage. In Paris, he participated in various exhibitions. After his untimely death, even if already exhibited in the Louvre, Guigou fall into oblivion, despite the retrospective exhibition of 1927 in Paris at the Musée du Luxembourg. From 1938, after regular exhibitions in galleries in Paris, his fame began to spread, and the rich orchestra of French landscape painters of the nineteenth century, he has the prominence solo inspired. There are now retrospective exhibitions devoted to him : 1959 in Marseille, 1987 in New York and Columbus, 1989 Museum of Toulon.

 

In Provence, he painted mainly in the valley of the Durance, small wood panels used then for more important works. Lack of success, he gave some lessons in drawing and painting. In the Île-de-France, he worked in the valley of the Seine and Loing. In 1870, Theodore Duret critics began to consacrate his talent. Paul Guigou did nothing to help him and his natural reserve, his distaste for society or evencamaraderie made of him an almost unknown artist. In the second half of the nineteenth century in French abundant talents so diverse, especially in landscape painting, Paul Guigou reminded small Dutch masters of the seventeenth century, because of the same moral climate. Modest and stubborn, lonely in his work, he did not undergo significant influences, he is a painter of land, from his Provençal part of a rich light and a diverse aspect that has somehow bewitched his character and can bring him to lyricism. Spontaneously naturalist, he didn't interpret, in the romantic nor historic sense of his predecessors, in the atmospheric effects researches and visual expressions of the Impressionist painters and their followers. However, landscapes are well-composed in their format and driven by the natural integration of human figures. He had a faithful, strong and careful spirit, and that's why we can compare him to the Dutch. His short career, limited to a dozen years of regular work, merely extol the beauties of his native country, if we had to summarize his work in a few words, we could not do better than the word of Mistral : "He was able to accurately portray his small and eternal homeland". In fact this limited work, primarily composed of small paintings that inspired him more than large dimensions, weighs little materially to at first compared to the lush painting of his time. But the confidential feeling of these little landscapes, their fervor, their loyalty, their manhood bringing the author to quickly contained daring, have endeared him to the sincerity of the author and the originality of his message. Although he did not school Guigou did better than letting sense in his work research that has attempted later bolder nature interpreters. Indeed, he may be as well sensitive to moments when the landscape is torn under attack Mistral, such as those that will captivate Van Gogh, at fixed time in the midday sun that Cézanne stuck in time. But he didn't raise problems or concerns, his career is harmonious. Despite his short existence, he has managed to fix the light of this historic land and to embody the diversity of aspects.

 

THE ARTIST WORKS PRESENTED IN MUSEUMS : AIX-EN-PROVENCE - ALGIERS - EDINBURGH - GENEVA - MARSEILLE - MONTPELLIER - PARIS (Mus. d'Orsay) , (Mus. Art Mod.) - PERIGUEUX - TOULON - WASHINGTON .

 

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